Magicalibri, magicalibra à la rencontre de Gustave Eiffel
- En quelle année sommes-nous ? demande Cléa?.
- En 1889, l'année de sa construction, explique Yoko en
admirant la tour.
- Elle est vraiment belle en rouge, répond Medhi, rêveur.
- Et si nous allions rendre visite à M. Eiffel ? propose
Georges, il doit être dans son bureau.
- J'espère que l'ascenseur fonctionne… soupire Cléa.
- Bonjour, M. Eiffel, murmurent poliment nos quatre amis,
fort impressionnés de se trouver en sa présence.
- Bonjour, les enfants, mais que faîtes-vous là ? Qu'importe,
je n'ai pas le temps de m'occuper de vous, je cherche mes
lunettes. Impossible d'inaugurer ma tour demain si je ne les
retrouve pas ! Ne restez pas là, vous voyez bien que je suis
aussi occupé que préoccupé !
- Nous pourrions vous aider à les retrouver, propose Medhi.
- Essaie de te souvenir de la dernière fois que tu les portais.
Où les as-tu rangées ? demande Valentine en tentant de
réconforter son père.
- Si je le savais, elles ne seraient pas perdue, sapristi !
Comme toujours, je suppose, dans la poche de ma veste,
mais ce matin, elles n'y étaient plus !
- Alors, il suffit de retourner en chacun des endroits où tu
es allée hier.
- Cette journée fut sans répit, je n'aurai jamais le temps
d'aller chercher partout !
- Nous nous le pouvons, M. Eiffel ! insiste Georges.
- Soit, soupire M. Eiffel, votre aide ne sera pas de trop.
Hier, j'ai travaillé dans mon bureau. Au milieu de
l'après-midi, je me suis rendu au jardin du Luxembourg
pour faire une petite sieste sur une chaise près du bassin, et
le soir, je suis sorti à l'Opéra.
- Quelle journée ! chuchote Medhi à l'oreille de Cléa. Moi
aussi j'aimerais bien aller à l'Opéra.
- J'ai un plan, annonce Georges. Medhi, Yoko, vous filerez à
l'Opéra. Cléa et moi inspecterons le bassin du Luxembourg
et vous, M. Eiffel et Valentine, vous fouillerez minutieusement
le bureau.
- Merci les enfants de votre bonne volonté ! Mais l'Opéra et le
jardin du Luxembourg sont loin d'ici et je ne vois pas comment
vous pourriez vous y rendre à pied.
- Normal, vous n'avez pas vos lunettes, plaisante Georges.
- Moi je sais comment ! s'exclame Valentine en pointant du doigt
les deux fiacres.
- C'est bien plus rigolo que de prendre le métro ! se réjouit Yoko.
- Une promenade en fiacre, c'est génial ! s'écrie Cléa ravie. Youpi !
A nous les rues de Paris !
Yoko et Medhi arrivent les premiers à destination.
- Zut ! l'Opéra est fermé à cette heure, rouspète Medhi.
- Allons à l'arrière, suggère Yoko, il doit bien y avoir une entrée
pour les artistes.
Yoko ne s'est pas trompée, elle entraîne Medhi dans une petite cour
et aperçoit une porte ouverte. Les deux amis se faufilent à l'intérieur
de l'Opéra.
- Ouf, il n'y a personne ! murmure Medhi. Maintenant, il faut chercher
la salle, c'est là que M. Eiffel assistait au spectacle.
- Regarde, des flèches nous indiquent comment rejoindre la scène,
nous n'avons qu'à les suivre.
- Comme c'est beau ! souffle Medhi en admirant le plafond de
l'Opéra.
Yoko ne résiste pas à l'envie de chanter, puis elle mime un salut au
public.
- Pas mal ! rit Medhi, mais concentrons-nous plutôt sur nos
recherches ! M. Eiffel était assis au troisième rang, a-t-il dit, ses
lunettes ont dû tomber par terre, suggère Medhi.
- Ou elles auront glissé au fond de son fauteuil, répond Yoko.
Hélas ! Yoko et Medhi ont beau fouiller partout, les lunettes de
M. Eiffel restent introuvables.
- Allons rejoindre Cléa et Georges au Luxembourg, propose Yoko.
Quelle n'est pas la surprise de Yoko et de Medhi en entrant dans le
jardin de découvrir leurs amis en train de participer à une course de
petits voiliers.
- Je peux savoir ce que vous fabriquez ? gronde Medhi.
- C'est ce qu'il y a beaucoup trop de chaises autour de ce bassin,
soupire Cléa, nous n'y arriverons jamais tout seuls !
- Et vous n'avez pas pensé à demander de l'aide aux autres enfants ?
- Non, mais c'est une excellente idée, répond Georges un peu penaud.
Tout le monde s'y met, mais hélas ! les lunettes de M. Eiffel ne sont
pas là non plus.
- Il ne nous reste qu'à retourner voir M. Eiffel, soupire Cléa, en espérant
que sa fille aura eu plus de succès que nous !
Une fois revenus au pied de la tour, nos amis apprennent que Valentine
n'a pas trouvé les lunettes, et M. Eiffel est consterné.
- Je n'y comprends rien, je les mets pourtant toujours dans ma poche !
- Attendez ! s'écrie Yoko, dans votre poche, dites-vous ?
- Oui, mais j'ai déjà regardé, tu penses bien, dit Gustave Eiffel en
tapotant son veston.
- J'ai une idée, insiste Yoko, allons dans votre bureau s'il vous plaît.
Vous êtes bien allé à l'Opéra hier soir, n'est-ce pas ? interroge Yoko.
- Oui, je vous l'ai déjà dit, où veux-tu en venir ?
- Laisse-la parler, papa, intervient Valentine.
- Vous ne vous êtes pas changé pour vous rendre à l'Opéra ?
- Bien sûr que si, j'ai enfilé un bel habit, les femmes portaient des
robes longues et moi une queue-de-pie.
- Alors, c'est dans la poche de ce bel habit qui se trouvent vos lunettes
et non dans celle du veston que vous portez aujourd'hui !
- Bien sûr ! Comment n'y ai-je pas pensé plus tôt, soupire de
soulagement M. Eiffel.
Merci les enfants ! s'exclame Gustave Eiffel, grâce à vous, j'y verrai
parfaitement demain, l'inauguration sera réussie !
- Tant mieux répondent nos amis en chœur. Nous allons vous laisser
à présent, nous devons rentrer chez nous…
- Attendez ! s'écrie Valentine Eiffel, acceptez ce petit cadeau en
remerciement de votre aide.
- Elle est magnifique, remercie Medhi.
- Trois, deux, un, Magicalibri, magicalibra, à nous le présent !
- Quel incroyable aventure, soupire Georges. Et ce joli souvenir
témoignera que nous ne l'avons pas rêvée !
Pour en savoir plus : La Tour Eiffel compte 1665 marches. Aujourd'hui
la tour Eiffel mesure 324 m de hauteur. Au départ rouge puis ocre, la
tour Eiffel est aujourd'hui peinte en "brun Eiffel".
A la rencontre de Gustave Eiffel - Hachette jeunesse - Marc Levy - Carine Hinder
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