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samedi 23 avril 2011
La maison des trois loups
derrière les montagnes, il y avait un oeuf. Un
oeuf tout petit, tout blanc, presque
transparent. Il s'ennuyait, cet oeuf, et voulut
voir du pays. Il se mit donc en route et, sans
plus se soucier de rien, roulant par-ci, roulant
par-là, il partit sur les chemins. Il roulait
depuis un certain temps lorsqu'il rencontra un
canard.
transparent. Il s'ennuyait, cet oeuf, et voulut
voir du pays. Il se mit donc en route et, sans
plus se soucier de rien, roulant par-ci, roulant
par-là, il partit sur les chemins. Il roulait
depuis un certain temps lorsqu'il rencontra un
canard.
- Je veux voir le monde, répondit l'oeuf.
- Tout comme moi, dit le canard.
Et ils continuèrent de compagnie. L'oeuf roulant, le canard
boitillant, ils allaient depuis un moment, lorsqu'ils
rencontrèrent un coq.
coq.
- Nous voulons voir le monde, répondit le canard.
- Alors, allons de compagnie, reprirent ensemble
l'oeuf et le canard.
Et ils repartirent droit devant eux, l'oeuf roulant, le canard boitillant, le coq
se rengorgeant. Ils allaient tous trois depuis un moment lorsqu'ils rencontrèrent
une écrevisse.
l'écrevisse.
- Nous voulons voir le monde, répondit le coq.
- Tout comme moi, dit l'écrevisse.
- Alors, allons de compagnie, petite écrevisse,
proposèrent l'oeuf, le canard et le coq.
Et les voilà repartis, droit devant eux, l'oeuf roulant, le canard boitillant, le coq se
rengorgeant et l'écrevisse allant à reculons. Tout à coup se dressa devant eux une
alêne.
demandèrent l'oeuf et l'écrevisse,
intrigués.
- Je suis l'alêne du cordonnier, répondit
une petite voix pointue.
- Et que fais-tu toute seule sur la route ?
demanda le canard.
- Je veux voir le monde, répondit l'alêne.
- Tout comme nous, dirent l'oeuf, le canard, le coq et l'écrevisse.
Viens avec nous !
Et les voilà repartis tous les cinq, l'oeuf roulant, le canard boitillant, le coq se
rengorgeant, l'écrevisse allant à reculons et l'alêne cabriolant : pic sur la
pointe, pac sur la tête, pic sur la pointe, pac sur la tête. Un boeuf, cessant
de ruminer, les regarda passer. demanda-t-il.
- Nous voulons voir le monde, répondirent-ils.
- Je vais avec vous, dit le boeuf.
Et il se mit à cheminer derrière eux. Un cheval,
venant à leur rencontre, les arrêta :
- Où allez-vous donc ainsi, joyeuse compagnie ? demanda-t-il.
- Je vais avec vous, dit le cheval.
Ils repartirent tous, droit devant eux.... L'oeuf roulant,
le canard boitillant, le coq se rengorgeant, l'écrevisse
allant à reculons, l'alêne cabriolant, le boeuf et le
cheval suivant derrière. La nuit tomba. Devant eux se
trouvait une petite maison. Là, habitaient trois loups
qui étaient partis chasser.
- On entre ? proposa le cheval.
- On entre, répondirent les autres.
Et chacun trouva un coin à sa convenance : l'oeuf dans les cendres tièdes de l'âtre,
le canard et le coq perchés sur la cheminée, l'écrevisse au fond d'un baquet plein
d'eau; l'alêne se piqua dans l'essuie-mains, le cheval se coucha au milieu de la pièce
et le boeuf s'installa dans la cour. Fatigués d'avoir tant marché, ils s'endormirentvite. Et ce fut bientôt le silence. Mais les trois loups propriétaires de la maison
étaient sur le chemin du retour. Le plus vieux, humant l'air, dit :
maison...
- Qui de nous ira aux nouvelles ? demanda le deuxième.
Et bravement, il entra le premier. Il alla droit à la
cheminée pour chercher des allumettes, car on n'y voyait guère. Mais le coq et le canard se mirent à caqueter, à cancaner à qui mieux mieux, le houspillant du bec.
Effrayé par ce tintamarre, le loup essaya de trouver des braises dans la cheminée.
Mais l'oeuf lui sauta à la figure, le barbouillant de cendres. Aveuglé, le loup se
précipita vers le baquet pour se laver, mais l'écrevisse lui pinça le nez. Il voulut
alors saisir l'essuie-mains, mais l'alêne lui piqua les pattes.
Epouvanté, le loup recula vers le milieu de la pièce, mais le cheval lui
décocha un tel coup de pied qu'il fut projeté dans la cour où le boeuf le
reçut sur ses cornes et le renvoya en l'air. Alors le loup se mit à hurler :
- Les diables sont dans la maison ! La cheminée crie, les cendres vous
sautent à la figure, l'eau du baquet pince, l'essuie-mains pique, des
coups de pied sortent du plancher et des fourches vous jettent en l'air !
Sauvons-nous, mes frères, sauvons-nous !
Et les loups se sauvèrent à travers la forêt. Dans la maison redevenue
silencieuse, nos compagnons se rendormirent et, de bonne heure le
lendemain, se remirent en route. Et qui sait, peut-être les
rencontrerez-vous un beau jour sur le chemin, l'oeuf roulant,
le canard boitillant, le coq se rengorgeant, l'écrevisse allant à reculons,
l'alêne cabriolant, avec le boeuf et le cheval suivant derrière. Ils vont voir
le monde...
lundi 18 avril 2011
Toi & moi, petit ours
ours. Grand ours est le grand ours et petit
ours est le petit ours. Petit ours veut jouer
mais grand ours n'a pas le temps.
- Je veux jouer, dit petit ours
- Je dois ramasser du bois pour le feu, dit
grand ours
- Moi aussi, alors, dit petit ours.
- Oui, dit grand ours, nous allons ramasser du bois ensemble, toi et moi.
- Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? demande petit ours.
- Je vais puisser de l'eau dit grand ours.
- Moi aussi alors, dit petit ours.
- Maintenant on joue, dit petit ours.
- Je dois encore ranger notre grotte, dit grand ours.
- Moi aussi, je range, dit petit ours.
- Oui, dit grand ours. Toi tu ranges tes affaires et moi je m'occupe du reste.
- J'ai fini de ranger mes affaires, grand ours, dit petit ours.
- C'est très bien, petit ours, dit grand ours, mais moi je n'ai pas encore fini.
ours.
ours, dit grand ours. J'ai encore beaucoup
de choses à faire !
Petit ours joue tout seul pendant que grand
ours continue son travail. Petit ours joue à
"ours-qui-rebondit". Petit ours joue à
"ours-qui-glisse". Petit ours joue à
"ours-pendu". Petit ours joue à "ours-qui-se-bat-avec-des-bâtons".
Petit ours joue à "ours-à-l'envers". Grand ours sort de la grotte et vient s'asseoir sur son rocher. Petit ours joue à "ours-carrousel". Grand ours ferme les yeux pour réfléchir.
Petit ours vient dire quelque chose à grand ours mais grand ours ... dort !
Grand ours ouvre les yeux.
- J'ai fini de jouer tout seul, dit petit ours.
Grand ours réfléchit :
me cache et toi tu comptes, dit petit ours.
Et il court se cacher.
- J'arrive ! dit grand ours.
Il cherche petit ours. Et il le trouve ! Ensuite
grand ours se cache et petit ours le cherche.
- Je t'ai trouvé, grand ours ! dit petit ours.
- Donc maintenant, c'est de nouveau à moi...
Grand ours et petit ours jouent à tous les jeux d'ours. Qand le soleil descend
derrière les arbres, ils sont toujours en train de jouer. Alors petit ours dit :
- Rentrons à la maison maintenant, grand ours.
grotte.
- Nous avons été très occupés aujourd'hui,
petit ours, dit grand ours.
- Oui, grand ours, dit petit ours.
- Nous avons beaucoup joué ensemble, toi et moi.
dimanche 17 avril 2011
Une maman pour choco
Il aurait bien voulu une maman, mais il ne
savait pas à quoi elle pouvait ressembler. Un
jour, il se mit en tête d'aller la chercher.
D'abord, il rencontra madame Girafe.
- Oh, madame Girafe ! s'écria-t-il. Vous êtes
jaune tout comme moi ! Est-ce que vous
êtes ma maman ?
soupira madame Girafe, mais je ne suis pas
comme toi. Je n'ai pas d'ailes.
Ensuite Choco rencontra madame Pingouin.
- Oh, madame Pingouin ! s'écria-t-il. Vous avez des ailes,
tout comme moi ! Est-ce que vous êtes ma maman ?
madame Pingouin, mais je ne
suis pas comme toi. Je n'ai pas de bonnes grosses joues.
Puis Choco rencontra madame Morse.
- Oh, madame Morse ! s'écria-t-il. Vous avez de bonnes
grosses joues, tout comme moi ! Est-ce que vous êtes
ma maman ?
- Ecoute, grommela madame Morse, je ne suis
pas comme toi. Je n'ai pas des pattes rayées,
alors ne m'embête pas !
trouver une maman qui lui ressemble tout à
fait. Quand Choco vit madame Ourse en
train de cueillir des pommes, il sut qu'elle
n'était pas sa maman. Madame Ourse ne
lui ressemblait vraiment pas du tout. Choco se sentit tellement triste qu'il se mit à pleurer.
- Maman, maman, j'ai besoin d'une maman !
Madame Ourse accourut. Elle demanda à Choco pourquoi il pleurait, et quand il eut
raconté son histoire, elle soupira :
- Mon pauvre petit ! si tu avais une maman, que ferait-elle ?
- Je suis sûr qu'elle me prendrait dans ses bras, dit choco en sanglotant.
- Comme ça ? demanda madame Ourse.
Et elle sera Choco très fort contre elle.
- Oui... et je suis sûr aussi qu'elle m'embrasserait !
dit choco.
- Comme ça ? demanda madame Ourse.
- Oui... et je suis sûr qu'elle chanterait et danserait avec
moi pour que je ne sois plus triste, dit Choco.
- Comme ça ? demanda madame Ourse.
Et ensemble ils se mirent à chanter et danser. Quand ils s'arrêtèrent pour reprendre
leur souffle, madame Ourse se tourna vers Choco et lui dit :
- Choco, je pourrais peut-être devenir ta maman.
- Toi ? s'écria Choco. Mais tu n'es pas jaune. Et tu n'as pas d'ailes, ni de bonnes
grosses joues, ni des pattes rayées comme moi !
- Heureusement ! dit madame Ourse. Sinon, j'aurais vraiment une drôle d'allure !
- Tu sais, dit madame Ourse, mes autres enfants m'attendent à la maison. Je vais
leur préparer une tarte aux pommes. Veux-tu la partager avec nous ?
Choco se laissa tenter par la tarte aux pommes et ils se mirent en route. Quand ils
arrivèrent à la maison de madame Ourse, ses autres enfants coururent l'embrasser.
Allie et Porkie. Je suis aussi leur maman !
Les enfants se mirent à jouer et à rire. Bientôt une
bonne odeur de tarte aux pommes emplit la maison
de madame Ourse. Après le délicieux goûter,
madame Ourse prit tous ses enfants dans ses bras
pour leur faire un gros câlin d'ours. Choco était très
heureux que sa nouvelle maman soit exactement
comme elle était.
samedi 16 avril 2011
Voyage au fond de la mer
pour chasser des phoques. Ils en virent
des quantités, mais ne réussirent pas à en
tuer un seul. Pendant trois jours et trois
nuits ils naviguèrent, mais sans plus de
succès. Le soir du troisième jour,
extrêmement fatigués, ils décidèrent de
jeter l'ancre pour pouvoir dormir pendant
la nuit. Ils attachèrent une lourde pierre à
une corde et la jetèrent dans la mer. Puis, ils s'endormirent.
Au fond de la mer, exactement à l'endroit où flottait le bateau des quatre frères,
vivait une baleine. Le bruit de la chute de cette pierre la réveilla. Elle appela
aussitôt un de ses esclaves, un requin :
- Va voir, lui dit-elle, quelle est la cause de tout ce bruit.
et vit que c'était une pierre servant d'ancre à
un bateau qui avait causé ce vacarme. Il
revint trouver la baleine et lui raconta tout ce
qu'il avait vu. Elle le renvoya aussitôt en lui
ordonnant de demander aux hommes qui se
trouvaient dans cette barque de lever l'ancre
immédiatement. Le requin s'élança jusqu'à la
surface de la mer, s'approcha du bateau et
frappa avec ses ailerons l'avant de la barque. Les hommes se réveillèrent et l'aîné
ordonna à celui de ses frères qui était couché à l'avant de découvrir d'où venait
tout ce bruit.
- C'est un requin, dit celui-ci
- Chasse-le loin de notre barque, dit l'aîné.
Avec une rame, le chasseur frappa le requin de toutes ses forces. Le requin
replongea pour retrouver la baleine.
- Les hommes n'ont pas compris, dit-il. Ils m'ont frappé de toutes leurs forces.
La baleine ordonna au requin de remonter à la surface pour dire aux hommes de
s'éloigner. Le requin remonta à la surface et frappa de nouveau l'avant de la barque.
L'aîné des frères se mit en colère et dit à son jeune frère de tuer le requin. Le jeune
homme ne réussit qu'à lui arracher ses ailerons et le rejeta dans la mer. Le requin
poussa un cri et plongea jusqu'à la baleine.
cria-t-il.
Alors la baleine lui dit d'aller se coucher. Les
quatre chasseurs se rendormirent. Mais la
baleine monta à la surface de la mer,
s'empara de la barque et la ramena au fond
de la mer. Les hommes continuèrent à
dormir. A l'aube, l'homme assis à l'avant de
la barque se réveilla et fut très étonné de voir près de la barque une baleine.
Il crut qu'il rêvait. Il se frotta les yeux, mais la baleine était toujours à la même
place. Il essaya de faire avancer son bateau. En vain. Alors, il réveilla son frère
aîné en s'écriant :
- Frère, éveille-toi. On nous a descendus au fond de la mer.
Alors tous les frères se réveillèrent et furent bien étonnés de se trouver au fond de
la mer. La baleine, par contre, était très satisfaite d'avoir des visiteurs. Elle envoya
un de ses esclaves pour inviter les hommes à s'approcher. En entrant chez la
baleine, ils s'aperçurent qu'il y avait un grand nombre d'escaliers. Ils eurent peur,
car ils virent que tous les murs étaient ornés de têtes de poissons. Mais la baleine
les invita très aimablement à s'approcher.
- N'ayez pas peur, leur dit-elle. Voulez-vous que nous soyons frères et soeurs ?
Elle leur fit donner des manteaux de varech et leur
demanda de rester pendant deux jours chez elle.
Les hommes lui offrirent comme cadeau une boîte
qui contenait de la graisse d'ours, de la peintue et
un pinceau pour se peindre le visage. La baleine
organisa une grande fête à laquelle elle invita tous
les seigneurs de la mer, ses voisins. Avant d'entrer
chez la baleine, les frères se changèrent en poissons
et s'ornèrent de leurs parures de danse. La baleine
dit alors aux hommes :
- Faites bien attention !
Et tout à coup, les poissons se mirent à danser ainsi que la barque des quatre
frères. Quand la danse fut termminée, la baleine offrit des cadeaux à ses visiteurs.
Le soir, les quatre frères remontèrent dans leur barque et s'endormirent
profondément. Alors, la baleine poussa la barque à la surface de la mer. Le
lendemain à l'aube, le frère qui était assis à l'avant, sentit, en se réveillant, que le
bateau se balançait sur les flots. Il réveilla ses frères :
- Regardez, dit-il, regardez ce qui nous est arrivé !
étaient remontés à la surface de la mer,
mais aussi que leur bateau, leurs vêtements
et leurs corps étaient couverts de varenchs
et d'algues et qu'il était presque impossible
de les arracher. Ils rentrèrent dans leur pays,
mais personne ne les reconnut. On les avait crus morts depuis longtemps, car il avait
deux ans qu'ils avaient disparu et non deux
jours, comme ils l'avaient cru.
mercredi 13 avril 2011
L'ogre Babborco
Il y a longtemps, en Sardaine, un ogre vivait dans
les parages d'un petit village. Il s'appelait
Babborco. C'était un ogre énorme et il dévorait
tout sur son passage. Les parents tremblaient de
peur pour leurs enfants. Un jour, de belle humeur,
l'ogre dit aux gens du village :
- Si vous m'apportez chaque jour un bon repas, de
quoi remplir mon estomac, je ne toucherai plus à
vos petits. Promis.
Pietrino habitait la maison la plus pauvre du village. Il avait toujours faim.
Ce matin-là, sa mère l'appelle et lui dit :
- Hélas ! c'est notre tour aujourd'hui. Porte ce plat de gnocchis à la sauce
tomate chez Babborco. Mais attention mon fils, si tu touches un seul de
ces gnocchis, l'ogre s'en apercevra et ne fera qu'une bouchée de toi.
- Dommage... soupira Pietrino. Ca m'a l'air drôlement bon.
Et le voilà parti. Marche que je te marche, la route est longue pour arriver
jusqu'à la maison de Babborco. La bonne odeur de gnocchis chatouille les
narines de Pietrino. Il en a l'eau à la bouche :
Le petit garçon soulève le couvercle, attrape un gnocchi et l'engloutit. Hum,
c'est bon ! Il regarde de nouveau l'assiette :
Pietrino les avale tous, sans exception. Quel
régal ! Mais il reste plus rien dans l'assiette.
noires et bien fumantes !
- Chic ! des gnocchis de chèvre ! s'écrie l'enfant tout content.
Il en ramasse plein et remplit son assiette. Marche que je te marche le garçon arrive
enfin à la maison de l'ogre.
- Toc toc toc, tu es là Babborco ? c'est moi Pietrino. Je t'apporte des gnocchis tout
chauds !
L'ogre ouvre sa porte.
- Merci petit. Mais entre donc !
- Bizarres, bizarres, ces gnocchis !
Babborco goûte encore et recrache tout. Il est rouge de colère :
- Cours Pietrino, cours autant que tu voudras.
Cette nuit tu ne m'échapperas pas !
Arrivé chez lui, Pietrino ne dit pas un mot à sa
maman qui coud dans la cuisine. Il monte vite
se cacher dans sa chambre. La nuit venue,
Babborco est là, au pied de l'escalier. L'ogre grogne et grommelle :
- Pietrino, c'est moi Babborco ! Je suis sur la première marche, j'arrive en haut,
j'ai grand faim, cache-toi petit malin !
L'enfant se cache sous son drap.
- Pietrinello, c'est moi Babborco ! Je suis sur la deuxième marche, j'arrive en haut,
je ne suis plus loin, cache-toi dans un coin !
- Pietronico, c'est moi Babborco ! Je suis sur la troisième marche, j'arrive en haut,
c'est bientôt fini, cache-toi sous ton lit !
L'enfant tout tremblant se cache sous son lit.
- Pietretto, c'est moi Babborco ! Je suis sur la quatrième marche, j'arrive en haut,
je vais apparaître, cache-toi sous la fenêtre !
- Pietro, c'est moi Babborco, je suis en haut ! Et pour que je t'emporte, cache-toi
derrière la porte !
L'enfant obéit. La porte s'ouvre et, mange que je te mange, en une bouchée
Babborco avale Pietrino, tout rond. Le ventre lourd, il s'allonge sur le lit du
petit garçon et s'endort. Il ronfle Babborco, il ronfle fort. En bas dans la
cuisine, la maman de Pietrino entend les ronflements. Inquiète, elle prend ses
grands ciseaux et monte l'escalier sans faire de bruit. Quand elle voit l'ogre
énorme couché sur le lit de Pietrino, elle comprend tout.
- J'te jure maman, plus jamais je n'donnerai
du caca de biques à Babborco.
- Mais si cretino ! répond sa maman. Prends le
panier et allez ouste, file me ramasser tout le
crottin que tu trouveras !
Une heure plus tard, Pietrino est de retour avec un panier plein de crottes de
biques. Il le vide dans le ventre ouvert de Babborco. Vite, sa maman recoud
le ventre de l'ogre, mais Babborco continue de ronfler épouvantablement.
Chut ! Tous les deux quittent la chambre sur la pointe des pieds.
Beaucoup plus tard, Babborco se réveille avec un affreux mal de ventre.
Il se lève, mais il peut à peine marcher. Badaboum patatras ! L'ogre dégringole
l'escalier jusqu'en bas. Basta cosi, Babborco est mort, bon débarras !
Tout le monde au village se réjouit et crie :
- Viva Pietrino !
Pendant trois jours et trois nuits, grands et petits se sont régalés... de gnocchis !
Et le conte est bien fini !
les parages d'un petit village. Il s'appelait
Babborco. C'était un ogre énorme et il dévorait
tout sur son passage. Les parents tremblaient de
peur pour leurs enfants. Un jour, de belle humeur,
l'ogre dit aux gens du village :
- Si vous m'apportez chaque jour un bon repas, de
quoi remplir mon estomac, je ne toucherai plus à
vos petits. Promis.
Pietrino habitait la maison la plus pauvre du village. Il avait toujours faim.
Ce matin-là, sa mère l'appelle et lui dit :
- Hélas ! c'est notre tour aujourd'hui. Porte ce plat de gnocchis à la sauce
tomate chez Babborco. Mais attention mon fils, si tu touches un seul de
ces gnocchis, l'ogre s'en apercevra et ne fera qu'une bouchée de toi.
- Dommage... soupira Pietrino. Ca m'a l'air drôlement bon.
Et le voilà parti. Marche que je te marche, la route est longue pour arriver
jusqu'à la maison de Babborco. La bonne odeur de gnocchis chatouille les
narines de Pietrino. Il en a l'eau à la bouche :
- Si j'en goûte un, rien qu'un, Babborco ne verra rien.
Le petit garçon soulève le couvercle, attrape un gnocchi et l'engloutit. Hum,
c'est bon ! Il regarde de nouveau l'assiette :
- Tiens, un autre gnocchi dépasse du
couvecle. Et un autre et encore un
autre !
Miam ! Pietrino les mange.
- Ma parole, les gnocchis veulent tous
se sauver, on dirait ! Ca ne va pas se
passer comme ça !
Pietrino les avale tous, sans exception. Quel
régal ! Mais il reste plus rien dans l'assiette.
- Bab... bba... bb... bbo..., Babborco va me manger !
Marche que je te marche, la route est encore bien longue... Pietrino passe devant
un troupeau de chèvres très occupées à faire des petites crottes bien rondes, biennoires et bien fumantes !
- Chic ! des gnocchis de chèvre ! s'écrie l'enfant tout content.
Il en ramasse plein et remplit son assiette. Marche que je te marche le garçon arrive
enfin à la maison de l'ogre.
chauds !
L'ogre ouvre sa porte.
- Merci petit. Mais entre donc !
Pietrino préfère rester à la porte. Dès la première bouchée, l'ogre grogne et
grimace :
Babborco goûte encore et recrache tout. Il est rouge de colère :
Aussitôt, Pietrino s'enfuit à toutes jambes en
direction du village. L'ogre crie :
- Cours Pietrino, cours autant que tu voudras.
Cette nuit tu ne m'échapperas pas !
Arrivé chez lui, Pietrino ne dit pas un mot à sa
maman qui coud dans la cuisine. Il monte vite
se cacher dans sa chambre. La nuit venue,
Babborco est là, au pied de l'escalier. L'ogre grogne et grommelle :
- Pietrino, c'est moi Babborco ! Je suis sur la première marche, j'arrive en haut,
j'ai grand faim, cache-toi petit malin !
L'enfant se cache sous son drap.
- Pietrinello, c'est moi Babborco ! Je suis sur la deuxième marche, j'arrive en haut,
je ne suis plus loin, cache-toi dans un coin !
L'enfant se cache sous son matelas.
- Pietronico, c'est moi Babborco ! Je suis sur la troisième marche, j'arrive en haut,
c'est bientôt fini, cache-toi sous ton lit !
L'enfant tout tremblant se cache sous son lit.
- Pietretto, c'est moi Babborco ! Je suis sur la quatrième marche, j'arrive en haut,
je vais apparaître, cache-toi sous la fenêtre !
L'enfant claque des dents et se cache sous la fenêtre.
- Pietro, c'est moi Babborco, je suis en haut ! Et pour que je t'emporte, cache-toi
derrière la porte !
L'enfant obéit. La porte s'ouvre et, mange que je te mange, en une bouchée
Babborco avale Pietrino, tout rond. Le ventre lourd, il s'allonge sur le lit du
petit garçon et s'endort. Il ronfle Babborco, il ronfle fort. En bas dans la
cuisine, la maman de Pietrino entend les ronflements. Inquiète, elle prend ses
grands ciseaux et monte l'escalier sans faire de bruit. Quand elle voit l'ogre
énorme couché sur le lit de Pietrino, elle comprend tout.
elle ouvre le ventre de Babborco. Elle en
sort son Pietrino tout penaud :- J'te jure maman, plus jamais je n'donnerai
du caca de biques à Babborco.
- Mais si cretino ! répond sa maman. Prends le
panier et allez ouste, file me ramasser tout le
crottin que tu trouveras !
Une heure plus tard, Pietrino est de retour avec un panier plein de crottes de
biques. Il le vide dans le ventre ouvert de Babborco. Vite, sa maman recoud
le ventre de l'ogre, mais Babborco continue de ronfler épouvantablement.
Chut ! Tous les deux quittent la chambre sur la pointe des pieds.
Beaucoup plus tard, Babborco se réveille avec un affreux mal de ventre.
Il se lève, mais il peut à peine marcher. Badaboum patatras ! L'ogre dégringole
l'escalier jusqu'en bas. Basta cosi, Babborco est mort, bon débarras !
Tout le monde au village se réjouit et crie :
- Viva Pietrino !
Pendant trois jours et trois nuits, grands et petits se sont régalés... de gnocchis !
Et le conte est bien fini !
mardi 12 avril 2011
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